Newsletter du mois d'octobre 2025
Ma casserole
Il y a plus de six ans, j’ai acheté une casserole.
Pas n’importe laquelle. Une énorme. 20 litres.
Un coup de tête. Une promo.
En rentrant, mon mari m’a dit :
"Mais pourquoi t’as acheté cette casserole ? On va pas nourrir tout le village… bientôt on sera que deux."
J’ai répondu :
"Elle était en promo. Et puis… ça peut toujours servir."
Elle est restée dans le placard. Neuve, l’étiquette encore dessus.
Et un jour, elle a servi.
Quand Jordi est décédé, la famille, les amis, ses amis ont débarqué.
On était en pilotage automatique, Mika s’est mis aux fourneaux.
Il m’a demandé :
"T’as une grande casserole ?"
Je suis allée la chercher.
Elle était là-haut. Elle n’avait jamais servi.
Il l’a lavée, il a cuisiné des spaghettis bolo pour tout le monde pendant qu’on choisissait un cercueil, un capitonnage, les habits, les chansons, l’ordre de la cérémonie.
Depuis, c’est MA casserole.
Une casserole comme un réceptacle.
De ce qui colle.
De ce qu’on ne peut pas – et qu’on ne veut pas – enlever complètement.
Parce que ça fait partie de la vie. De ma vie.
Dans cette casserole, j’y ai mis du poids. Beaucoup de poids.
Et puis un jour, j’ai compris que ce poids ne changerait rien.
Alors j’ai commencé à m’en délester.
Pas de tout.
Pas de l’essentiel.
Juste de ce qui, sinon, aurait fini par s’accrocher à mes articulations, à mes muscles, à mon souffle.
J’ai gardé ce qui est invisible.
Ce qui m’habite sans m’écraser.
J’ai appris à vivre avec.
Aujourd’hui, chaque été, je ressors cette casserole pour faire la confiture.
Et la confiture… ça colle aussi.
Cette année encore, je me suis surprise à frotter avec rage, comme si je pouvais faire disparaître quelque chose d’autre.
Comme si le sucre obstiné pouvait emporter avec lui les souvenirs, les douleurs, les paroles qui font mal depuis longtemps.
L’enfance.
L’adolescence.
Les moqueries. Les échecs. Les deuils.
Mon deuil.
Dans cette casserole, on fait de la tambouille en grande quantité.
Ça bouillonne.
Et puis, quand le feu s’éteint, certaines bulles à la surface finissent par disparaître.
Pas toutes.
Mais assez pour respirer.
Et toi, c’est quoi ta casserole ?
Ce truc anodin en apparence, mais qui garde la mémoire vive.
Tu n’es pas seul·e.
Si tu veux, réponds-moi.
Ou garde ça pour toi, doucement.
Et si tu sens que tu portes trop… je suis là, avec quelques outils pour alléger un peu, avec l’accompagnement hypno-Diet’éthic, s’alléger du poids physique et psychologique sans restrictions et sans régimes
Avec tendresse,
Sylvie
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