Newsletter du mois de septembre 2025
Et si ce qu’on ne voit pas était tout aussi réel ?
La présence, en fin de vie, change de texture.
Elle n’est plus toujours palpable.
Parfois, elle devient mystique.
Subtile. Invisible.
Quand on accompagne en fin de vie , on croise des présences qu’on ne peut pas toujours expliquer.
Des regards qui brillent dans le vide.
Des prénoms murmurés dans un souffle.
Des départs étrangement paisibles, comme s’ils étaient attendus ailleurs.
Et puis il y a l’après.
Les rêves si vivants.
Les signes qui semblent venir de loin.
L’impression que « quelqu’un » veille, tout près, sans qu’on puisse le prouver.
On traîne plein de fantômes avec nous.
Mais peut-être que ce ne sont pas des fantômes au sens tragique.
Peut-être que ce sont des éclats d’amour qui refusent de disparaître.
Des liens trop puissants pour s’éteindre.
Des présences qui nous traversent, discrètes mais bien là.
On apprend à se taire, à ne pas trop en dire.
On garde pour soi ces moments inexplicables,
par peur d’être jugé·e, catalogué·e.
Mais et si tout cela faisait partie intégrante de l’accompagnement ?
Et si ces signes — s'ils existent pour vous — étaient un langage de l’invisible ?
Une main posée sur l’épaule au bon moment.
Une chanson qui passe à la radio juste après le départ.
Un frisson, un souffle, une présence.
Pas besoin d’y croire pour que ça ait du sens.
Juste besoin d’écouter, si ça vous parle.
Parce que le soin, parfois, dépasse ce que la science peut nommer.
Et que dans cet au-delà du mesurable, il y a peut-être un espace pour se sentir moins seul·e.
Prenez soin de vous,
même dans l’invisible.
✉️ Vous avez déjà vécu ce genre de moments ? Vous n’êtes pas seul·e.
Répondez à ce message si vous souhaitez en parler, en toute confidentialité.
Envie de lecture sur ce sujet , je vous conseille les livres de Stephane Allix, de Delphine Horvilleur , et de Vinciane Despret



