Newsletter du mois de novembre 2025
Le deuil et la mort n’ont pas d’horloge.
La société aime les repères clairs :
Une naissance → un congé, une date de retour.
Une maladie → un arrêt, un protocole.
Un décès → quelques jours d’absence… puis on te suppose “apte” à reprendre.
Mais la mort n’attend pas le moment “pratique”.
Elle frappe le lundi matin.
En vacances.
À Noël.
La veille d’un rendez-vous important.
Et le deuil… il se fiche de la pendule.
Pas de fin à 6 mois, 1 an ou 3 ans.
Pas de rythme régulier.
Des pics. Des creux. Des retours en arrière.
Parfois, les dates symboliques te déchirent.
Parfois, c’est un mardi banal à 14h37 que tout s’effondre.
Le temps du deuil est intérieur, élastique, imprévisible.
Vouloir le contraindre, c’est comme vouloir mesurer une marée avec un chronomètre :
ça ne marche pas.
Alors non… ce n’est pas “faire son deuil”.
C’est vivre avec.
Et parfois, tout manque.
Absolument tout.



